
Le millepertuis (Hypericum perforatum) est une plante-star en phytothérapie. Connue pour ses propriétés antidépressives, cette plante aux jolies fleurs jaunes a aussi démontré son intérêt contre le stress, l »anxiété, l’insomnie et même certaines douleurs chroniques.
Le millepertuis doit être manié avec d’infinies précautions
Oui mais voilà : le millepertuis est une plante puissante… qu’il faut manier avec d’infinies précautions. « Quand on entend le nom de cette plante en pharmacie, on panique ! » révèle ainsi la pharmacienne Dr. Tuglma dans une vidéo récemment mise en ligne sur Instagram.
« Le millepertuis présente un risque d’interaction médicamenteuse avec absolument toutes les molécules qui existent dans la pharmacie – ou presque. Il est notamment connu pour interagir avec les contraceptifs, les anticoagulants et les antidépresseurs. De plus, il y a énormément de contre-indications au millepertuis, et tout autant d’effets secondaires et de consignes à respecter.«
Une plante photosensibilisante qui nécessite une bonne protection contre le soleil
Le millepertuis est notamment une plante photosensibilisante. Cela signifie que « ce complément naturel par voie orale ou en utilisation cutanée peut rendre la peau plus sensible au soleil, avec un risque de coups de soleil et de taches » indique le Dr. Tuglma.
Si vous prenez du millepertuis (en accord avec votre médecin, bien évidemment : pas question de faire de l’auto-médication avec une plante aussi puissante !), la pharmacienne vous donne donc quelques conseils afin de protéger votre peau des brûlures provoquées par les rayons UV : « enduisez-vous de crème solaire SPF 50+ pour chaque sortie, et misez en plus sur une protection vestimentaire (manches longues, chapeau, jambes couvertes). Dans l’idéal, évitez toute exposition solaire 8 heures après avoir consommé et/ou appliqué du millepertuis. »
Un dernier avertissement ? « Ne prenez jamais de millepertuis si vous prenez d’autres médicaments (y compris une pilule contraceptive !) et vérifiez régulièrement auprès de votre médecin que vous pouvez continuer à en prendre !«