La prévention du cancer est devenue un enjeu majeur de santé
publique depuis quelques années. À notre échelle, nombreux sont
ceux qui cherchent à réduire les risques de la maladie, que ce soit
par l’alimentation ou par la modification de certaines habitudes de
vie.
Selon une récente étude, publiée dans le British Journal of
Cancer, il s’avère en effet que prendre soin de son
alimentation quotidienne est le meilleur moyen de prévenir la
maladie. Mais alors que manger ? L »étude a constaté que certains
régimes alimentaires étaient associés à des risques
significativement plus faibles pour certains des cancers les plus
fréquents, notamment ceux du sein, de la prostate, du rein et
colorectal.
L’alimentation des participants suivies pendant
plusieurs années
Cette analyse s’est basée sur neuf grandes études ayant suivi
des participants pendant plusieurs années afin d’observer l’impact
de leur alimentation sur la santé. Les profils ont été classés en
cinq groupes : consommateurs de viande (viande rouge et
transformée), consommateurs de volaille (poulet et dinde mais pas
de viande rouge ni transformée), pesco-végétariens (poisson mais
pas de viande ni volaille), végétariens (pas de viande ni de
poisson, mais produits laitiers et/ou œufs inclus) et végétaliens
(aucun produit d’origine animale). Au total, plus de 1,8 million de
personnes ont été étudiées, avec un suivi allant jusqu’à 27 ans et
portant sur 17 types de cancers.
Les résultats ont été ajustés en tenant compte de nombreux
facteurs comme le tabac, l’alcool, l’activité physique, le poids ou
encore les antécédents médicaux, afin d’obtenir une analyse la plus
fiable possible.
Régimes végétariens : un risque
réduit pour plusieurs cancers, mais …
Les résultats montrent qu’il n’existe pas un régime miracle
unique qui protégerait de tous les cancers. L’étude met en évidence
des différences de risque de cancer selon l’alimentation.
Les régimes végétariens présentent un risque réduit pour
plusieurs cancers (pancréas, sein, prostate, rein, sang), mais un
risque plus élevé pour certains cancers de la gorge.
Les régimes pesco-végétariens affichent aussi des bénéfices,
notamment pour le cancer colorectal. Les consommateurs de volaille,
eux, ont un risque légèrement plus faible de cancer de la prostate.
À l’inverse, un risque accru de cancer colorectal a été observé
chez les végétaliens.
Un résultat à interpréter toutefois avec prudence. Les
chercheurs soulignent que ce résultat repose sur seulement 93 cas
de cancer chez les végétaliens et que ce risque accru n’a pas été
confirmé par toutes les analyses de sensibilité.
Alors qu’en conclure ? Il en ressort que les alimentations
riches en végétaux (fruits et légumes, légumineuses, céréales
complètes) sont associées à un risque plus faible pour plusieurs
cancers. De plus, les recommandations officielles préconisent de
limiter la consommation de viande rouge et transformée. Privilégiez
la volaille, associée à un risque moindre de cancer de la
prostate.
Sources : British Journal of Cancer