Arrêts maladie de longue durée : les TMS détrônés, une nouvelle cause explose, c’est…


En France, l’absentéisme
pour cause de maladie a atteint des niveaux inégalés depuis le
Covid, d’après le nouveau Datascope d’AXA France qui vient
d’être publié. Ces statistiques issues des 400 millions de données
anonymisées de son portefeuille d’entreprises représentant 3
millions de salariés du privé, montrent que le taux
d’absentéisme a atteint le niveau record de 4,8 % en 2025

(en hausse de 5 % en un an) et et qu’il est 50% supérieur à ce
qu’il était avant la crise du Covid.

Cette nouvelle édition du Datascope met également en évidence la
première cause des arrêts de travail de longue durée. Cette
première place du podium a longtemps été occupée par les troubles
musculo-squelettiques (TMS) mais ces derniers sont désormais
dépassés par les
troubles psychologiques. « Leur part est en hausse de près de
8%, soit la plus forte augmentation sur les quatre dernières
années » lit-on dans ce rapport.

Les moins de 30 ans particulièrement exposés

En observant les différentes tranches d’âge, le Datascope a
découvert que la situation se tend nettement chez les moins de 30
ans. Plus de
la moitié de leurs arrêts de longue durée sont désormais dus à
des troubles psychologiques, en hausse de 5 points en un an.

Les jeunes cumulent aussi une fréquence record, avec 105
arrêts pour 100 salariés
, dont 57 % d’arrêts très courts
de un à trois jours et davantage d’arrêts très longs de plus de 6
mois. ‘D’habitude moins concernés par ce type d’arrêt, ils
connaissent un vrai phénomène de rattrapage par rapport aux autres
tranches d’âge ».

L’absentéisme en hausse chez les
cadres

A l’image des jeunes, les cadres enregistrent une nouvelle
hausse de leur absentéisme (plus importante que celle des
non-cadres) pour la deuxième année consécutive, « ce qui confirme le
caractère durable de la tendance » soulignent les rédacteurs du
Datascope. Plus précisément, ce sont les arrêts très longs qui sont
particulièrement en hausse chez les cadres, avec une fréquence qui
a augmenté sur un an de + 8% contre seulement + 1% pour les
non-cadres. « Si l’on regarde la répartition globale des arrêts par
durée, on note que la part des arrêts de plus d’un mois chez les
cadres atteint désormais 11,6 % ».

Chez les cadres, une catégorie particulière se distingue : les
hommes de 30 à 45 ans ont vu leur taux d’absentéisme bondir de +16%
(et même près de 18% pour la seule tranche des 30 à 35 ans), soit
plus du triple de l’évolution globale constatée sur l’ensemble des
salariés étudiés.

Chez les non-cadres, ce sont les plus de 45 ans qui sont le plus
touchés par l’absentéisme. La moitié d’entre eux sont touchés par
les troubles musculo-squelettiques et un arrêt de longue durée sur
deux est dû aux maladies cardiovasculaires.



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