Téléphones portables au lycée : l’interdiction pourrait entrer en vigueur dès la rentrée 2026


Après les écoles et les collèges, le lycée pourrait bientôt devenir à son tour un espace sans téléphone portable. Invité de Franceinfo ce mercredi 17 juin, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, s’est montré confiant quant à l’adoption prochaine du texte encadrant l’usage des smartphones dans les établissements du second cycle.
Selon le membre du gouvernement, la publication de la loi pourrait intervenir au cours de l’été et ouvrirait la voie à une application dès la rentrée scolaire de septembre. Une échéance qui marquerait une nouvelle étape dans la lutte contre l’omniprésence des écrans à l’école.

Une interdiction des téléphones portables au lycée dès septembre ?

Pour le ministre, le calendrier est désormais bien avancé. Le texte est encore en préparation, notamment parce qu’il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la protection des mineurs dans l’univers numérique. Lors de cet entretien sur la radio de service public, Édouard Geffray a indiqué que le gouvernement attendait notamment une décision de la Commission européenne concernant l’autre volet du projet de loi : l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.

Malgré cela, le ministre estime que l’interdiction des téléphones au lycée pourrait être validée rapidement. Si le texte est publié comme prévu pendant l’été, les élèves pourraient être concernés dès la rentrée du 1er septembre 2026, sauf exceptions prévues par le règlement ou pour certains usages pédagogiques.

Les syndicats demandent un bilan avant de généraliser la mesure

Seulement, ce projet ne fait pas l’unanimité. En janvier, le Snes-FSU, principal syndicat du second degré, avait exprimé des réserves sur cette future interdiction. Le syndicat estime qu’il serait utile d’évaluer plus précisément les résultats obtenus dans les collèges avant d’étendre la mesure aux lycées. Il souligne notamment que l’interdiction actuelle n’est pas appliquée partout avec la même efficacité.
Reste que le gouvernement semble déterminé à avancer rapidement sur ce dossier. Les chefs d’établissement devraient prochainement recevoir des consignes pour préparer la mise en œuvre du dispositif si la loi est adoptée dans les prochaines semaines.





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