Réalisée auprès de 1 500 jeunes de 15 à 24 ans, l’enquête révèle un paradoxe préoccupant les jeunes connaissent les risques auditifs, mais n’adoptent pas, pour autant, des comportements adaptés. Au contraire, ils s’exposent à une dégradation précoce de leur audition.
Des risques sous-estimés
94 % des jeunes de 15 à 24 ans savent qu’une perte d’audition peut survenir tôt, mais 19 % pensent qu’elle peut se réparer. Non. Et ce qui est inquiétant, c’est que 67 % des jeunes déclarent avoir déjà ressenti des sifflements, des bourdonnements d’oreille après s’être exposés au bruit.
87 % savent pourtant que l’exposition au bruit est la première cause de troubles auditifs. Mais 63 % estiment qu’un son n’est dangereux que s’il est douloureux et 28 % n’ont pas conscience des effets cumulatifs d’expositions répétés à des volumes modérés. Et pour cette génération, les conséquences du bruit sont lointaines. Ils ne ressentent donc pas le besoin de modifier leurs comportements du quotidien.
Écouteurs, casque : 1er facteur de risque
52 % des jeunes avouent prendre des risques pour leur audition. Les principaux facteurs d’exposition sont l’utilisation des écouteurs et des casques. 65 % d’entre eux les utilisant dans des environnements déjà bruyants, et 58 % écoutent à un volume élevé.
Autres risques pour leur audition : le gaming durant de longues périodes, les sorties festives comme les concerts, les festivals où un tiers s’y rend sans protection auditive.
Les jeunes se plaignent aussi de la présence du bruit dans les transports en commun, dans leurs lieux d’études, notamment pour ceux qui sont en apprentissage.
C’est pourquoi la Fondation pour l’Audition lancera en septembre 2026 un programme pluriannuel de prévention en santé auditive destiné aux jeunes. « Il est essentiel de rappeler que l’audition est un capital qu’il faut préserver dès aujourd’hui », conclut Denis Le Squer, directeur de la Fondation pour l’Audition.